Marguerite, la cantatrice fausse

Présenté à la dernière Mostra de Venise, Marguerite est un film qui comprend tous les ingrédients pour en faire une oeuvre touchante. Son réalisateur, d’abord, Xavier Giannoli, qui avait déjà filmé le faux-semblant, celui campé par François Cluzet dans L’imposture. L’histoire, ensuite, librement inspirée de celle, tragique, de la milliardaire Florence Foster-Jenkins, mélomane sans talent dont le rêve se brisa sur le mur de la critique après son seul et unique concert public, au Carnegie Hall, le 25 octobre 1944.

Marguerite, le film, raconte l’histoire de la baronne Marguerite Dumont, une Castafiore touchante, amoureuse des airs d’opéra. Le cœur sur la main, la cantatrice met son talent inexistant au service des orphelins de guerre dans le Paris des années 20, lors de petits concerts de charité. La bonne société, complice, cruelle et hypocrite, la laisse se ridiculiser.

Croyant en son rêve, la chanteuse en mal d’amour rêve de grandes scènes, de grands spectacles et de récitals, et Xavier Giannoli nous laisse penser qu’elle finira brisée, telle un sujet dadaïste, tordu, froissé, cassé.

 

 

 

 

© Gaumont Pathé

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