Se souvenir d’Andrzej Żuławski

Cinéaste exigent, scénariste, écrivain, poète, le réalisateur polonais Andrzej Żuławski est décédé dans la nuit de mardi à mercredi des suites d’un cancer. L’information a été annoncée par le cercle des cinéastes polonais, et confirmée par l’un de ses fils, Xawery. Il avait 75 ans.

Chef d’orchestre de films inoubliables, parmi lesquels La fidélitéLa note bleueBoris GodounovPossessionL’important c’est d’aimerLa femme publique et plus récemment CosmosAndrzej Żuławski se faisait discret ces dernières années.

Peut-être parce qu’il avait l’impression de ne plus se reconnaître dans le cinéma actuel.

Celui qui se considérait comme le dernier des mohicans de l’âge d’or du cinéma a notamment écrit dans son roman, L’infidélité :

J’ai été le dernier élève de ces dinosaures que j’admirais, Bergman, Fellini, Kurosawa, Welles, Stroheim, Peckinpah… Le cinéma que je voulais faire n’existe plus, il a une extinction de voix. L’intelligence a déserté le scénario ou la mise en scène pour se réfugier dans la technologie. Pour moi, c’est fini, ce n’est pas une tragédie.

L’intelligence du scénario, un idée fixe pour le réalisateur dont le dernier film, Cosmos, a remporté le prix de la meilleure réalisation lors du dernier Festival International de Locarno.

Il laisse derrière lui trois fils : Ignacy, né de son idylle avec la peintre Hannah Wolska, Vincent, né de son mariage avec Sophie Marceau et Xawery, fils l’actrice polonaise Małgorzata Braunek, ainsi que les films dans lesquels ont tourné des actrices magnifiques, dont Isabelle Adjani, Romy SchneiderSabine Azema ou encore Sophie Marceau.

 

 

Photo de couverture : Andrzej Żuławski sur le plateau de Boris Godounov (1989) 

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