United Nations of #PanamaPapers

C’est le sujet dont tout le monde parle. Depuis la révélation de l’existence des #PanamaPapers par une centaine de rédactions internationales — dont Le Monde —, la corruption à grande échelle à laquelle se sont adonnés sportifs, chefs d’état, partis politiques et malfrats fait la une de tous les journaux.

Et pour cause ! Les #PanamaPapers sont la plus grosse fuite exploitée par les médias concernant la dissimulation d’actifs. Sorte de Wikileaks de l’univers des paradis fiscaux, ils consistent en des documents issus des archives du cabinet Mossack Fonseca, spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore.

Jusque là, rien de bien surprenant. La corruption est aussi vieille que le monde, et de tous temps, les puissants ont cherché à réduire au maximum leur participation à l’effort collectif. Ce qui l’est davantage, en revanche, c’est la facilité avec laquelle le Panama a réussi à réunir tant de personnalités politiques qui se détestent. Venus de Russie, d’Ukraine, de l’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis, d’Irak, de Géorgie, d’Argentine, d’Islande, de Syrie ou encore du Maroc… 128 responsables politiques et hauts responsables publics, selon Le Monde, se retrouvent ainsi côte à côte, amoureux du Panama et partenaires de crime. Si à l’écran, nombre d’entre eux professent des valeurs incompatibles — et jouent aux vierges effarouchées quand il s’agit de s’asseoir autour d’une table et de négocier —, à la ville, ils se retrouvent à truander le fisc de leurs pays respectifs de la même façon, sans la moindre vergogne.

Difficile dans ces conditions pour les populations administrées d’accepter les politiques, souvent austères, et les efforts demandés quand les dirigeants ignorent purement et simplement la loi.

Encore jeunes — les révélations ne datent que d’hier — les #PanamaPapers devraient en révéler davantage dans les prochains jours sur l’ampleur de la fraude en Europe et peut-être même en France.

 

 

© Panama papers

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